• première partie - untitled short story

    Comme prévu, je poste par épisodes !  Aussi bizarre que cela puisse paraître, taper tout ça a été long, parce que je trouvais que beaucoup de choses n'allaient pas et je pouvais rester de longs moments immobile, à réfléchir comment tourner mes phrases... Voilà, en quelque sorte,  l'introduction de mon histoire ^^ (la qualité n'est pas garantie...) 

    Je réfléchis beaucoup à comment améliorer la narration et je devrais peut-être retravailler cette intro, mais bon... en attendant, sur support papier, l'intrigue avance, doucement (dans un processus douloureux), et j'insère peu à peu des éléments paranormaux :) Mais pendant une bonne partie de l'histoire, le lecteur va se demander où sont les extraterrestres et se dire que cette histoire ressemble juste à celle d'une ado livrée à elle-même qui va peu à peu sympathiser avec l'espèce d'excentrique qui est coincée avec elle, et va apprendre à se cacher - parce que leur présence se sent, même si elle est presque indiscernable, en arrière-plan, mais il y a ces faisceaux de lumière la nuit, les vaisseaux dans le ciel, et puis les éclaireurs qui viennent en repérage... L'avant-goût d'une invasion. 

    Sur ce... je vous laisse ^-^

     

     

                   ***

     

                    L’année où des Martiens débarquèrent sur Terre fut aussi l’année où Gwen vécut les moments les plus importants et les plus absurdes de sa courte vie, en seulement quelques jours.

                    Cette histoire, donc, en commençant par une invasion extraterrestre, aurait pu être le pitch d’un film à gros budget où des aliens tous verts et menaçants attaquent la Terre – située quelque part aux États-Unis d’Amérique -  et mangent les cerveaux des humains (ah, zut, c’est un truc de zombies, ça). La vérité, cependant, fut que cela se déroula un vendredi de juin, sans que personne ne soit au courant, avant que les hommes politiques, inquiets, viennent s’en mêler - eux savent tout mais ne savent rien faire. Ils finirent par leur laisser la portion de terre où ils avaient atterri et en faire ce qu’ils voulaient – à savoir une base de passage avant de continuer leur périple aux confins du Système Solaire. Il fut déclaré publiquement que la zone était inhabitée, mais les choses se passèrent de façon à que cela ne put empêcher le bus de Gwen de la déposer chez elle, de retour du lycée. Gwen, qui n’avait aucune idée de ce qui l’attendait, et avait prévenu son père qu’elle était rentrée à la maison. Pendant ce temps, sur Mars, les populations locales avaient suivi les premiers pas de leur Neil Armstrong à eux sur le sol terrien ; il se serait exclamé, paraît-il, Aé no khtoulou wasaa, nh’aé no khtalia wasaata ! ce qui signifiait, en langue martienne « Un petit pas pour moi, mais un grand pas pour notre peuple ! » Puis son pied avait rencontré une bouse de vache, avant que l’écran ne se recouvre de noir.

                    Les routes menant à la « Zone »  furent barrées et gardées par des CRS armés jusqu’aux dents une heure environ après le retour de Gwen chez elle ; sûrement son père avait essayé par la suite de passer, mais fut prié de revenir sur ses pas.  Elle ne se rendit compte que quelque chose clochait seulement lorsque le réseau téléphonique et Internet furent soudainement aux abonnés absents, et qu’il était tout bonnement impossible de joindre son père chéri. Le secteur avait été livré officiellement aux Martiens une heure plus tôt et les opérateurs mobiles avaient été priés de couper la connexion de tous les appareils localisés sur place, pourtant officieusement encore habitée. Il fut décidé que les biens des habitants qui avaient quitté dans leur (presque !) totalité l’endroit – d’une superficie d’une dizaine de kilomètres carrés – leur seraient restitués dans la semaine suivante. Pour l’instant, ils devraient se débrouiller comme des sinistrés après une catastrophe.

                    A dix-neuf heure trente, après qu’une voix désincarnée lui ait fait comprendre qu’appeler son père était une cause perdue et  avoir tenté vainement de se connecter à Internet, une vague de panique finit par la transpercer. Quelque chose n’allait pas, et une vague angoisse commença à émerger en elle. Elle se dit qu’elle pourrait essayer de se rendre à pied au hameau le plus proche et demander de l’aide à des gens. Mais Clamorand était à deux kilomètres d’ici, et… Elle n’y connaissait tout bonnement personne, et l’idée d’aller approcher des inconnus lui était tout bonnement impossible. Et puis, pourquoi donc ? Ce n’était rien qu’une panne de réseau. Je vais pas faire deux bornes à pied pour ça, songea-t-elle.  Attendons que papa soit rentré. Tout ira bien.

                    Elle ouvrit la fenêtre de sa chambre, et scruta, pensivement, l’horizon. Il n’y avait pas grand-chose à voir : la route, ruban d’asphalte se déroulant au loin, et se divisant en deux à centaine de mètres du terrain de l’ancien corps de ferme où vivait la jeune fille, un chemin caillouteux menant à son chez-elle ; des prés où broutaient quelques poneys et vaches, des champs et des bosquets, quelques toits rouges de minuscules lieux-dits et une petite colline boisée au loin. Mais derrière elle, il y avait, à cinq kilomètres, la mer…

                    Un jour, pendant un voyage scolaire, Gwen s’était retrouvée seule sur les gradins d’un amphithéâtre antique, sans comprendre ce qui lui arrivait. Elle se décida finalement à aller à la sortie du bâtiment, histoire de vérifier s’il y avait des visages connus, et tomba sur deux professeurs qui la recherchaient depuis une dizaine de minutes ; il avait été annoncé aux élèves qu’ils pouvaient visiter le monument par petits groupes, à leur propre rythme, et de se retrouver une heure après à la sortie ; mais Gwen, elle, n’était avec personne et n’avait pas entendu l’annonce. Et c’était exactement ainsi qu’elle se sentait ce soir ; comme si elle n’était pas au courant de quelque chose que le monde entier savait.


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